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dimanche, 21 janvier 2007

Jetée d’étoiles dans le ciel bleu nuit

 medium_BRUXELLES_62_.3.JPGJetée d’étoiles dans le ciel bleu nuit. Il fait presque toujours doux à Montpellier. Soudain il comprend à quel point il aime cette ville. Pas de façon exclusive, mais à cause de son ouverture, de sa légèreté, cette façon de ne pas être vraiment à soi. Rien de pesant, de trop enraciné ici.

 

Raymond Alcovère : "Le sourire de Cézanne", à paraître, mai 2007, n&b éditions.

Photo : Gildas Pasquet

 

 

jeudi, 18 janvier 2007

L'art...

medium_AVEYRON_2004_9_.JPGL'art met le moi à distance

Paul Celan

Photo : Gildas Pasquet

mercredi, 17 janvier 2007

Aveyron

medium_AVEYRON_2004_10_.jpgPhoto : Gildas Pasquet

14:18 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : art, photo, Aveyron, Gildas Pasquet

mercredi, 27 décembre 2006

Un message d'amitié pour J.L.K.

medium_VUESDUCIEL_S3_34_.JPGL'homme des cimes ! A lire ici !

Photo : Gildas Pasquet

samedi, 23 décembre 2006

Florence, décembre 2006

medium_FLORENCE_1DEC06_165_.jpgmedium_FLORENCE_1DEC06_130_.jpgPhotos de Gildas Pasquet

dimanche, 17 décembre 2006

L'ivresse

medium_AMERES_ICONES_3_.jpgPour qu'il y ait de l'art, pour qu'il y ait une action ou une contemplation esthétique quelconque, une condition physiologique préliminaire est indispensable : l'ivresse. Il faut d'abord que l'ivresse ait haussé l'irritabilité de toute la machine : autrement l'art est impossible. Toutes les espèces d'ivresses, fussent-elles conditionnées le plus diversement possible, ont puissance d'art : avant tout l'ivresse de l'excitation sexuelle, cette forme de l'ivresse la plus ancienne et la plus primitive. De même l'ivresse qui accompagne tous les grands désirs, toutes les grandes émotions; l'ivresse de la fête, de la lutte, de l'acte de bravoure, de la victoire, de tous les mouvements extrêmes; l'ivresse de la cruauté; l'ivresse dans la destruction; l'ivresse sous certaines influences météorologiques, par exemple l'ivresse du printemps, ou bien sous l'influence des narcotiques; enfin l'ivresse de la volonté, l'ivresse d'une volonté accumulée et dilatée. — L'essentiel dans l'ivresse, c'est le sentiment de la force accrue et de la plénitude. Sous l'empire de ce sentiment on s'abandonne aux choses, on les force à prendre de nous, on les violente, — on appelle ce processus : idéaliser. Débarrassons-nous ici d'un préjugé : idéaliser ne consiste pas, comme on le croit généralement, en une déduction, et une soustraction de ce qui est petit et accessoire. Ce qu'il y a de décisif c'est, au contraire, une formidable érosion des traits principaux, en sorte que les autres traits disparaissent.

Nietzsche, Le Crépuscule des idoles (1888), «Flâneries inactuelles"

Photo : Gildas Pasquet

jeudi, 14 décembre 2006

Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie

medium_UN_SANG_TROP_COMMERCIAL_COULE_DANS_NOS_VEINES_2_.JPGLes images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l'unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l'image autonomisé, où le mensonger s'est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.

Guy Debord, La société du spectacle

Photo : Gildas Pasquet

samedi, 09 décembre 2006

Le Sud

medium_VUESDUCIEL_S3_48_.JPG"Le Sud n'est pas un mythe... C'est peut-être en cela aussi qu'il les supporte tous..."

Marcelin Pleynet

In "Situation", L'infini n° 96 automne 2006

Photo : Vu du ciel, Gildas Pasquet.

lundi, 04 décembre 2006

Il Duomo

medium_MILAN_VUES_DE_RAILS_5_.jpgVu par Gildas Pasquet

jeudi, 30 novembre 2006

Écriture penchée des nuages

medium_AMERES_ICONES_12_.jpgImage : Gildas Pasquet

mercredi, 29 novembre 2006

Demandant si j'écrivais moi-même mes livres

medium_AMERES_ICONES_1_.jpg"Ce que j'ai entendu de plus drôle : Michel Rocard me demandant si j'écrivais moi-même mes livres. Vraiment ? Sans conseils ni modifications ? Mais oui. Il a eu ce commentaire : «Ça ne manque pas de souffle!» Authentique. J'en ai eu le souffle coupé."

Philippe Sollers

Article complet ici

Image : Gildas Pasquet

samedi, 25 novembre 2006

Le monde n'est pas si réel

medium_UN_SANG_TROP_COMMERCIAL_COULE_DANS_NOS_VEINES_10_.JPGPhoto de Gildas Pasquet 

Bergame (Italie) ; parking souterrain d'Orio Center

03:10 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Photo, Gildas Pasquet, art

vendredi, 24 novembre 2006

Le passager clandestin

medium_VUDUECIEL01_LIGHTS_3_.JPGDéchaînement des éléments. La terre va s’engloutir, revenir à sa vérité première. Matière, fusion, évanouissements.

L’homme disparaîtra, lui le passager clandestin, l’invité de la dernière heure. Il s’en ira sur la pointe des pieds après avoir coloré d’un peu de poésie l’or du temps.

Extrait de "L'or du temps" (Raymond Alcovère, 2002) Photo de Gildas Pasquet

mercredi, 22 novembre 2006

Les ruines m’en suffiraient

medium_VUES_DU_CIEL_S2_45_.JPG« J’ai bâti de si beaux châteaux que les ruines m’en suffiraient. »

Jules Renard

Photo : Gildas Pasquet

mardi, 21 novembre 2006

Sous le ciel en flammes

medium_VUES_DU_CIEL_S2_43_.JPGSous le ciel en flammes

Lointaine une voile, dans mon âme

Une voile

Seishi

Photo : Gildas Pasquet

lundi, 20 novembre 2006

Dans la suprême énergie d’un acte de renoncement

medium_VUDUECIEL01_LIGHTS_12_.JPGNi ses semblables, ni ses dieux, ni ses passions ne laisseront jamais un homme en repos. Du fait de ces alliés et de ces ennemis, il exerce une domination précaire, il possède une éphémère signification ; et c’est cette dépendance, dans toutes ses manifestations, grandes ou petites, superficielles ou profondes, et cette dépendance seule, que commente, interprète, démontre l’art du romancier, de la seule façon possible : par une création indépendante de circonstances et de personnages, réalisée en dépit de toutes les difficultés de l’expression, dans un effort d’imagination qui tire son inspiration de la réalité des formes et des sensations. Qu’un sacrifice doive être fait, qu’il faille abandonner quelque chose, c’est là la vérité gravée dans les recoins du temple bâti pour notre édification par les maîtres du roman. Il n’y a pas d’autre secret derrière le rideau. Toute aventure, tout amour, tout succès se résume dans la suprême énergie d’un acte de renoncement. C’est l’extrême limite de notre pouvoir, c’est la force la plus puissante et la plus efficace dont nous disposons.

Joseph Conrad, Notes sur la vie et les lettres.

Photo de Gildas Pasquet : Vu du ciel

samedi, 18 novembre 2006

Bergame vue par Gildas Pasquet

medium_VAGABONDS_D_AMES_23_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_5_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_24_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_26_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_12_.JPGmedium_VAGABONDS_D_AMES_18_.JPGPhotos de Gildas Pasquet

00:05 Publié dans Photo | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Photo, Gildas Pasquet

jeudi, 16 novembre 2006

Un certain sens de l’apostolat horticole

medium_MILAN_OEUVRE_DS_JARDIN_6_.jpgJe bichonne mes géraniums. À la tombée du soir, je bassine le tilleul, qu’il profite au maximum de la fraîcheur toute relative de nos nuits d’été. Midi est d’une barbarie qui brûle tout par ici ; minuit, guère plus amène, offre parfois le bref répit d’une manière de courant d’air. C’est un tourment quotidien et quasi permanent dans cette encoignure de province où ne poussent que des cailloux et crève tout le reste que s’acharner à faire fleurir un bégonia ou vouloir conserver un peu de son éclat au feuillage du tilleul. Je m’y emploie cependant avec beaucoup d’abnégation et même un certain sens de l’apostolat horticole. Ne voyez dans cet aveu nulle prétention de ma part ; ce serait là, j’en ai parfaite conscience, surajouter à l’inutile de mon existence sottise et ridicule.

Pierre Autin-Grenier, extrait de 11 inédits pour le Banquet, éditions Verdier

Photo : Gildas Pasquet

Ardeur

medium_MILAN_OEUVRE_DS_JARDIN.jpgElle aimait les libellules et les crayons pastel ses ocres calcinées estomper sur sa peau la foudre des couleurs d'une ardeur violette, transformer les Sienne naturelles en lavis nus

Et surtout elle ardorait l'odeur des voix le toucher bruissantes caresses qu'elles abandonnaient dans une pièce longtemps après le départ de celui qui avait parlé, offert ses mots.

Attentive, elle recueillait cérémonieusement leurs éclats dans une boîte translucide et, de ses airs de libellule enfiévrée, elle inspirait leur parfum, le visage penché vers l'intérieur.

Chaque parfum de voix avait sa couleur... Alice eau de fushia, Leïla huile profonde nuit... marine.

Quand elle avait suffisamment joui des parfums de voix, elle refermait la boîte chut, sommeil rose-indien et n'y pensait plus, jusqu'à la prochaine marée de couleurs.  

Parfois pourtant, en approchant de la boîte avant l'heure bleue, elle découvrait les rêves de voix endormies, lovées les unes dans les autres, comme des bébés chats. Leur seul frémissement éveillait ses ailes de chasseur. Alors, sans prendre garde au feu de garance de ses joues, elle plongeait dans les voix, en apnée.

Quand elle fendait la surface, longtemps après, sa vie était couverte de grands bleus. Elle penchait son visage nuage, découvrait l'horizon à l'envers, le ciel dans ses racines. Enfin, elle repliait ses ailes dans ses poches et se mêlait aux turbulences de la ville.

Un pays des voix naissait sous ses pas, prenait feu en couleurs et odeurs vives. Il inventait les marches instinctives et passionnées, l'ardeur où nul mur, jamais, ne pourrait transformer en ruines le profond des voix.

A l'oreille de Van Gogh, elle écoutait...

Mireille Disdero

Photo : Gildas Pasquet

mardi, 07 novembre 2006

Une horloge où toutes les heures sont égales

medium_DSC_0660.jpg« La désorientation est constante, ponctuelle, courbée, systématique, mais n’engendre aucun désordre, au contraire. L’espace est simplement doublé et organisé en reflet, comme un échiquier. Les canaux, les piquets, les ruelles, les quais, les bateaux, les places, les ponts, les puits, le dallage même, orchestrent cette mise en scène géométrique. Le temps, lui, ne peut être, à chaque instant, que vertical, étagé, feuilleté, poudroyant, ouvert. Venise est un entrelacement de chemins qui ne mènent nulle part et qui se suffisent à eux-mêmes ; une horloge où toutes les heures sont égales » 

Philippe Sollers, Eloge de l’infini

Photo : Gildas Pasquet